Un théâtre où on ne rit pas est un théâtre dont on doit rire.

Bertolt Brecht

Pourquoi le ring ?

Parce que nous voulons des spectacles musclés et agiles. Parce que le théâtre est le lieu d’un conflit. Parce que l’opposition permet de penser. Parce qu’on n’aime pas se laisser faire. Parce que nous préférons la considération pour le vrai adversaire à l’indifférence polie du consensus.

Pourquoi le ring ? Parce que nous pensons que le théâtre n’a pas à rougir de ses origines spectaculaires. Parce qu’il doit plus que jamais rester un lieu de réunion populaire et festive. Parce que le divertissement n’exclue pas la pensée et l’intelligence. Parce que voir le lieu du débat se réduire à l’arène des talk-shows télévisés nous attriste profondément. Parce qu’il s’agit de se passionner pour le combat des idées comme on suivrait un match de “bonne boxe”.

Pourquoi le ring ? Parce que nous voulons un théâtre de lutte et de fair-play. De provocation et d’élégance. Un théâtre pour ceux qui ne seraient pas encore “revenus de tout”…

Historique et projet

Le Ring-Théâtre a été fondé en 2009 par de jeunes comédiens du Conservatoire d’Art Dramatique de Grenoble. Puis ils partent poursuivre leur formation dans différentes écoles supérieures de théâtre (à Lyon, Montpellier, Saint Étienne…) avec l’intention de se retrouver à la sortie, riches des expériences de chacun.

A l’école, ils rencontrent d’autres jeunes artistes et techniciens qui viennent enrichir le collectif de travail. De nouveaux comédiens, une auteur, une scénographe, un créateur son, une costumière, un éclairagiste rejoignent l’équipe qui devient alors une compagnie complète, forte de tous les métiers du théâtre.

Avec ces personnes d’horizons divers, les aspirations, les esthétiques, les propos se diversifient. Tantôt complémentaires, tantôt contradictoires… mais avec toujours la volonté partagée d’un théâtre actuel qui questionne son époque et s’adresse à la « cité » dans son ensemble, héritier en cela du théâtre populaire et de la décentralisation.

La création de Zone (pièce écrite à partir des Bacchantes d’Euripide) en 2010 marque une étape importante et jette les premières bases d’un travail conjuguant création contemporaine et textes du répertoire. Ce travail se poursuit et se développe avec Quartier Général qui se voulait à la fois manifeste et laboratoire d’un théâtre que nous souhaitions plus politique qu’engagé.

Edouard II marque un nouveau tournant. Cette aventure fondatrice inscrit clairement la compagnie dans la recherche d’un théâtre populaire qui n’hésite pas à puiser dans les traditions théâtrales et cinématographique les plus variées pour se renouveler.

Ce sera donc un théâtre de littérature, de politique et d’histoire… Un théâtre d’acteurs qui jouent au plus près de leur public, conscients de leur modernité et ne renonçant jamais à la tradition de leur art…